La nature contre le mal urbain

“Des travaux en bas de chez moi m’ont réveillée ce matin. Le bruit des marteaux piqueurs, les éclairages de rue qui illuminent les murs de l’appartement, les voitures qui défilent, ou juste l’air qui, au lieu de sentir le vert, sent le gasoil. On s’y est habitué. Les odeurs, les rythmes et les sons de la ville sont devenus ma norme.” Mélusine Martin.

Cette situation que décrit Mélusine Martin, est un quotidien que beaucoup de monde dans la société occidentale, vit à l’heure actuelle. Il suffit de le taper dans la barre de recherche pour s’apercevoir de l’actualité de ce fléau.

La ville. La ville, lieu de tous les vices, qui attire autant qu’elle est haït.
Nous avons tous tendances à nous rapprocher des villes puisque c’est la bas qu’on y trouve du travail, des magasins, des lieux pour sortir,… en dépits du temps passé au grand air qui devient optionnel. Mais notre nature première n’est pas totalement enfouit, l’animal humain se retrouve perturbé malgré lui, sans trop savoir ce qui ne va pas.
Avant nous construisions des murs pour nous protéger du monde extérieur et de la nature, à présent on essaie tant bien que mal de réintégrer la nature à l’intérieur des villes et des cœurs.
 Si pour de nombreux citadins, il peut être angoissant de sortir de la ville quelques jours, le retour est souvent plus compliqué. Il suffit d’un séjour dans la nature pour comprendre quel est ce mal qui nous ronge. Le mal urbain.
Le mal urbain est une forme de détresse lancée par notre nature profonde. Elle se traduit par du stress et peu allée jusqu’à la dépression chronique, en passant par des troubles du sommeil et de l’hyperactivité.
 Quel sont les vertus d’un retour aux sources? Quelles solutions peuvent être mises en place au quotidien?

Suite à de nombreuses études portant sur les effets psychologiques et physiologiques de la nature sur l’humain, il a pu être constaté par exemple que passer du temps dans la nature à des effets réducteurs efficaces sur le stress, d’après une étude de l’Université du Michigan. Il est d’ailleurs courant que les médecins prescrivent de marcher régulièrement dans la nature, à des clients souffrant de stress et de symptômes dépressifs. Cela ralentirai le rythme cardiaque et diminuerai la tension artérielle.

Une étude de l’Université de l’Illinois a quand à elle démontré que passer du temps dans la nature renforcerai les défenses immunitaires. Cela s’expliquerai par le fait que le corps en milieu naturel se détend automatiquement contrairement au milieu citadin où le corps se met sur la défensive. Les bains de forêt augmenterai le taux de globules blancs jusqu’à 30 jours après, et donc par conséquences les défenses immunitaires.

En plus des bienfaits sur la santé, cela rendrai également créatif, comme on pu le constater des chercheurs de l’Université de l’Utah. Les capacités créatives seraient développée de 50% suite à une randonnée de 4 jours. Il est de même pour les enfants qui font cours en plein air. Ces derniers apprendraient mieux et seraient moteurs de plus d’idées.

Avec tous ces écrans à longueur de journée, le rythme effréné qui nous demande de nous coucher tard et nous lever tôt, c’est aussi notre horloge biologique interne qui se retrouve déboussolée. Quelques jours de camping serait la solution pour rééquilibrer les rythmes naturels de veille et de sommeil. S’exposer dès le matin à la lumière du soleil aiderai également à éviter les sautes d’humeurs, insomnies et la prise de poids. Vive la vitamine D !

Le plus important changement d’habitudes dans notre société et l’éloignement de la nature proviennent de la révolution industrielle, au XIXe siècle. 
 Le contact Homme/nature à été réduit qu’à une petite partie de la population, le travail étant devenu de plus en plus automatisé. Rassemblant les petites parcelles pour n’en former plus que des plus grandes, pour “faciliter” l’exploitation et aller toujours plus vite, en ayant recours au moins de monde possible.
 La nature finit toujours par nous manquer, alors on  l’observe, au travers des médias, des livres, sur internet, au cinéma,… de fil en aiguille on s’y attache sans s’en rendre compte. Apprendre à redéfinir ce qu’est ou n’est pas la nature, c’est aussi apprendre à se redéfinir sois-même. 
Il est impératif de comprendre que la nature pour être “vraie” n’a pas besoin d’être sauvage et absente de toute trace de vie humaine. Un parc en ville, un parterre fleurit, le jardin de sa maison, la colline derrière chez soi, ou bien même des arbres le long d’une avenue, tous cela, c’est la nature. Si dans l’imaginaire collectif le terme “nature” implique de grand espaces verts ou la nature l’emporte sur le béton, il est important de savoir porter notre attention sur ces petits bouts de nature que la ville laisse apparaître. Savoir garder à l’esprit que sous le goudron, il y a la terre.
Si maintenant vous vivez en ville, et souhaitez intégrer la nature à votre quotidien, voici quelques petites astuces :
 
  •  passez 30 min/jour dans la nature : c’est à dire, lire dans un parc, marcher sur la plage, le long des quais,… 
  • mettez des plantes vertes chez vous! Certaines ont même des capacités purifiantes plus développées que d’autres (cf étude réalisée par la NASA)
  • jardinez, que vous soyez en appartement ou pas, c’est possible ! en pleine terre, dans des jardinières, dans des pots en verres, des bocaux,… c’est toujours ça.
  • favorisez les matériaux naturels chez vous, ça se traduit par de la vaisselle en bois ou en terre cuite, des tissus en lin ou en coton bio par exemple.
  • la nature par l’alimentation : vous pouvez aller au marché chercher vos légumes frais. Il existe aussi la cueillette en milieu urbain, renseigner vous sur les potentiels lieux autour de chez vous.
  • Pensez au compostage. Quand on possède un jardin c’est évidement plus simple, mais il y des moyens de le faire en appartement aussi grâce au lombricompostage en l’occurrence. Sinon vous pouvez toujours vous renseigner sur les composteurs collectifs que votre ville propose certainement.
 
N’oubliez pas que ce qu’on nous donne à notre naissance n’est pas définitif. On peut choisir de fuire la ville, on peut également choisir de la changer.